À retenir
- Le Canyon Ucja est la gorge au-dessus de Bovec où le parc de tyroliennes est construit, accessible par un transfert depuis le fond de la vallée.
- Une gorge tient mieux une tyrolienne qu'un flanc de colline parce que le sol tombe dès le premier pas et reste en contrebas pendant toute la traversée.
- La rivière Soca coule dans la vallée en dessous de la gorge, avec les Alpes juliennes se dressant autour du Canyon Ucja de tous les côtés.
- Le transport depuis le centre sportif Soca Rafting à Bovec est inclus, et le même véhicule ramène le groupe en bas.
La gorge au-dessus de Bovec
Le Canyon Ucja est la gorge dans laquelle le parc de tyroliennes est construit, creusée dans les montagnes au-dessus de Bovec dans les Alpes juliennes en Slovénie. Ce n'est pas quelque chose que l'on croise sur une route et que l'on regarde au passage ; toute la réservation est organisée pour vous y amener, vous équiper, et la traverser plusieurs fois avant la fin de la journée.
Le parc est géré par Soca Rafting depuis Bovec, une petite ville à l'extrémité de la vallée de la Soca. Le Canyon Ucja est séparé de la ville elle-même, c'est pourquoi la journée est organisée autour d'un transfert plutôt que d'une marche : vous arrivez au centre sportif, et la gorge est un endroit où l'opérateur vous emmène, pas un endroit que vous trouvez par vous-même.
La montée depuis la vallée
La journée commence au centre sportif de Soca Rafting, à l'hôtel Soca sur Ledina à Bovec, et il vous est demandé d'y être au moins trente minutes avant l'heure réservée. Ce délai n'est pas superflu ; il permet d'ajuster l'équipement et de constituer le groupe avant que chacun ne quitte le fond de la vallée.
Depuis le centre sportif, le transport jusqu'au Canyon Ucja est inclus, et le même véhicule vous ramène ensuite en bas. On vous remet des gants et un casque, un guide vous fait un briefing, puis vous êtes conduit jusqu'au départ du premier parcours. Un guide encadre toute la séquence, aucun moment n'est donc perdu à chercher votre chemin.
Une paroi du Canyon Ucja, vue à mi-chemin de la traversée de la gorge.
Pourquoi un canyon abrite les parcours
Une tyrolienne a besoin d'un endroit où le sol disparaît sous vos pieds et reste absent, et un versant de colline est un mauvais endroit pour cela. Tendez un câble le long d'une pente, et sur la première portion, vous restez assez près du sol pour que la descente ressemble à une glissade plutôt qu'à un vol. La vraie chute n'arrive qu'une fois que la pente s'est dérobée sous vous, et vous êtes alors déjà à mi-chemin.
Un canyon résout ce problème par définition. Les parois sont presque verticales, le sol disparaît donc dès le premier pas hors de la plateforme, et non au milieu de la traversée. Il n'y a pas de transition progressive ni de pente qui vous prépare : une paroi du canyon, puis l'air libre, puis l'autre paroi.
C'est là la véritable différence entre un parc construit dans un canyon et un parc construit sur un versant, et cela n'a rien à voir avec la hauteur de chute. Ce qui compte, c'est le moment où le sol disparaît, pas sa quantité. Dans un canyon, il disparaît immédiatement et reste absent toute la traversée, ce qui produit réellement la sensation que les gens viennent chercher.
Suspendu en plein air
Ce qui marque, au-dessus du Canyon Ucja, n'est pas un chiffre, c'est l'absence de tout élément proche. Pas de pente qui remonte vers vous, pas de rebord à portée de main, rien d'assez proche pour juger votre progression. Les parois rocheuses sont là, de chaque côté, mais elles appartiennent à la gorge elle-même, pas à ce qui se trouve sous vos pieds.
Cette absence est ce qu'une tyrolienne sur versant ne peut pas vraiment vous offrir, car un versant garde toujours du sol quelque part près de vous, même si vous ne pouvez pas le toucher. Un canyon n'en a aucun. En regardant en bas, il y a le fond de la gorge, la végétation accrochée à la roche, et ce que la vallée de la Soca fait ce jour-là, mais rien n'est proche, et rien ne bouge comme le ferait une pente lorsque vous la survolez.
Les câbles sont tendus d'une paroi du canyon à l'autre, la traversée suit donc un rythme : plateforme, air libre, plateforme, et un nouveau point de vue à chaque départ depuis une paroi différente et sous un angle différent. C'est une expérience répétée plutôt qu'unique, et chaque traversée montre une tranche différente de la même entaille dans la roche.
3 heures
Toute la réservation, du centre sportif de Bovec au retour en voiture, tient dans un créneau de trois heures.
La Soca en contrebas, les Alpes autour
La rivière Soca, qui donne son nom à toute la vallée, coule dans la vallée sous le Canyon Ucja, et les Alpes juliennes s'élèvent autour de la gorge de tous les côtés. Ce n'est pas une brèche dans un terrain plat ; c'est une entaille dans un paysage de montagne, avec des sommets visibles au-delà du rebord, quelle que soit la direction du regard.
Aucun de ces paysages n'est arrangé pour la tyrolienne. Les Alpes juliennes se tenaient là bien avant l'existence du parc, et la Soca coulait déjà dans la vallée avant que quiconque tende un câble à travers le Canyon Ucja. Ce que fait le parc, c'est vous placer au milieu de ce paysage quelques minutes à la fois, suspendu entre deux parois rocheuses tandis que la vallée en dessous poursuit son cours habituel.
Traversée de paroi à paroi
Le déroulement de la journée est simple, même si la sensation ne l'est pas : rendez-vous au centre sportif, montée au canyon, briefing et équipement, puis traversée d'un côté à l'autre du Canyon Ucja, à plusieurs reprises, avec un guide qui encadre le groupe tout du long. L'accompagnement est proposé en anglais, en italien et en allemand, le briefing fonctionne donc quelle que soit la langue que vous parliez en arrivant.
Ensuite, le même transport ramène le groupe à Bovec. Il n'y a pas de marche de retour ni d'arrangement séparé à prévoir ; la traversée elle-même, de paroi en paroi au-dessus de la gorge, est la partie de la journée pour laquelle tout le reste de la réservation vous amène.
